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Expositions30 août 2026 · Par L'équipe Koreagenda · 2 min de lecture

On y était : Lee Dai Won, « rien ne peut vous attrister » à Deoksugung

On a profité d'un passage à Séoul pour aller voir 이대원 : 당신을 슬프게 하는 것은 하나도 없다 — « Lee Dai Won : rien ne peut vous attrister » — au Musée national d'art moderne et contemporain (MMCA), dans l'annexe du palais de Deoksugung. Une jolie adresse pour une expo qui l'est tout autant : deux billets à 1 000 ₩ pièce, et une file d'attente pour entrer.

Le nom de Lee Dai Won est presque toujours accolé au même surnom : « le peintre le plus heureux du monde », à cause de ses paysages gorgés de couleur. Mais dès les premières salles, plus sombres, l'expo prend le contrepied de cette étiquette.

Toile représentant du bambou sous la pleine lune, dans une salle sombre
Une toile plus nocturne et silencieuse — loin de l'image du peintre uniquement « joyeux ».

Qui était Lee Dai Won

Lee Dai Won (1921–2005) a ouvert sa propre galerie à Séoul et tenu sa première exposition personnelle dès 1957 — bien avant de devenir le nom que l'on connaît aujourd'hui. Le parti pris de cette rétrospective est justement de ne pas s'arrêter à l'image d'un peintre né optimiste : cette lumière qui semble jaillir de ses toiles est le résultat de décennies de travail, d'expérimentation et de rigueur formelle. Point par point, trait par trait, il construit une lumière qui ne flotte pas à la surface de la toile — elle s'y accumule, année après année.

Photos d'archives : Lee Dai Won devant l'affiche de sa première exposition en 1957, puis dans son atelier
1957 : l'affiche de sa toute première exposition personnelle à la galerie Shinwha — et le peintre, plus tard, dans son atelier.

Ce qu'on retient

On a mis du temps à quitter la nature morte aux kakis — ce genre de tableau qu'on jurerait plat en photo et qui, en vrai, a un relief presque sculptural : Lee empile la peinture en couches successives plutôt que de l'étaler. Vu de près, chaque fruit est une mosaïque de points de couleur ; à trois mètres, c'est un kaki qui a l'air presque bon à manger.

Un arbre solitaire contre un mur de pierre
Un arbre esseulé contre un mur de pierres — l'un des rares tableaux de l'expo à jouer sur un ton plus mélancolique.

C'est d'ailleurs l'un des seuls tableaux de tout le parcours à trancher avec le reste : un arbre rouge, seul, contre un mur de pierres blanches. Après plusieurs salles de vergers en fleurs, ce silence-là se remarque — sans doute pas un hasard, vu le titre de l'exposition.

🎫 Événement lié

Lee Daewon : Rien ne peut vous attrister

📅 6 août 2026 → 8 nov. 2026 · 📍 Palais de Deoksu · 💰 ₩1 000 – ₩2 000

Voir la fiche événement

L'exposition est visible jusqu'au 8 novembre 2026 au MMCA Deoksugung — comptez une petite heure pour la visite si vous ne comptez pas vous attarder devant chaque toile, une bonne heure et demie si (comme nous) vous n'y arrivez pas.